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Troupes Hollandaises et Bataves

Articles de Laurent Brayard  et Didier Davin rédigés dans le cadre de l'association SEHRI, iconographie Didier Davin

Troupes Hollandaises et Bataves :

 

Après les premières levées de volontaires sur le sol français de batave notamment dans la Légion  Batave, une nouvelle armée batave fut organisée le 1er janvier 1795 après l’occupation du pays et la paix établie avec la Hollande.

 

Désormais transformée en République sœur, elle se dota d’un bataillon de Grenadiers de la Garde, de 6 demi-brigades de ligne, d’une demi-brigade légère à 3 bataillons et enfin d’un régiment dit de Waldeck à 3 bataillons. Chaque bataillon comprenait 9 compagnies de 108 hommes, dont une de grenadiers, portant le complet à 972 hommes.

 

 

I La Légion Batave :

 

 

Le 1er bataillon et le 2ème bataillon :

 

Date de formation : Une Légion Batave commence à s’organiser à Anvers dès le 12 décembre 1792 par ordre du général Dumouriez.

 

Formation :

 

Elle et formée au départ d’un bataillon de chasseurs tirailleurs de 5 compagnies de 100 hommes.

 

Historique :

 

Ces deux bataillons font partie de l’Armée de Hollande du général Dumouriez le 1er mars 1793. Ils font partie de l’Avant-Garde. Ils comptent un effectif de 1 057 hommes.

 

La Légion comprend également un escadron de dragons bataves qui à la même date fait partie de l’Armée et de l’Avant-Garde de Dumouriez[1].

 

Elle se renforce le 10 janvier 1793 d’un nouveau bataillon de chasseurs.

 

 

Le 3ème bataillon ou bataillon de chasseurs bataves :

 

Date de formation : 10 janvier 1793.

 

Historique :

 

1793 :

 

Le 1er mars 1793, le bataillon fait partie de l’Armée de Hollande du général Dumouriez, Réserve du général Tilly. Il présente un effectif de 527 hommes[2].

 

1795 :

 

Il est versé le 9 février 1795 dans la 15ème demi-brigade légère de 1ère formation.

 

 

 

II Le Bataillon des Chasseurs-Tirailleurs nationaux Bataves :

 

Date de formation : 5 mars 1793.

 

Formation :

 

Le 5 mars 1793, une Légion de Tirailleurs nationaux bataves est autorisée à se former sous les ordres du citoyen Makkentos. La Légion n’est en fait constituée que d’un unique bataillon. Les défaites françaises n’ont pas permis de continuer efficacement le recrutement de nouvelles troupes hollandaises.

 

Historique :

 

1793 :

 

Fin septembre 1793, il est signalé passant de Blois à Toulouse, et formé d’environ 650 hommes.

 

Il est versé à Péronne en Novembre 1793 dans le 2ème bataillon des Tirailleurs belges.

 

Embrigadement/Amalgame :

 

1ère formation :

 

Néant.

 

2ème formation :

 

Les Chasseurs-Tirailleurs entrent en seconde formation dans la 13ème demi-brigade légère de seconde formation, qui devient en 1803, le 13ème régiment d’infanterie légère.

 

Portrait :

 

Cet officier fait peut-être partie de cette unité :

 

Alexis-Joseph Dorville né à Paris vers 1774, volontaire au 1er bataillon de Paris puis passé aux canonniers du bataillon de la Halle aux blés  le 10 mars 1793. Caporal puis Sous-lieutenant dans les chasseurs bataves le 20 août 1793, Lieutenant en 1794, il est tué à Rousselaer le 10 juin 1794.

 

 

 

III Le Bataillon des Chasseurs-Tirailleurs ?

 

Date de formation : étant donné que ce bataillon est signalé en avril 1794, il est possible qu’il s’agisse d’un autre bataillon, mais il est plus probable qu’il s’agisse du même que le précédent bataillon.

 

Historique :

 

Le 19 avril 1794, il fait partie de la division du général Moreau, Armée du Nord du général Pichegru. Il est fort de 592 hommes.

 

 

 

 

 

IV Légion Franche Etrangère :

 

 

Article de Didier Davin

 

Date de formation : juillet 1792.

 

Formation :

 

L’armée Royale comprenait de nombreux régiments étrangers qui depuis 1789 s’étaient souvent opposés aux mouvements révolutionnaires et aux évolutions de la Société. Ouvertement royalistes, apparaissant comme des mercenaires au service des aristocrates, ils avaient été licenciés ou francisés. A l’opposé, lorsque des étrangers vinrent demander de se mettre au service des idées révolutionnaires, puis de la République, la France qui jusqu’à présent avait refusé la formation d’unités étrangères pour ne pas paraître provoquer les puissances européennes, trouve là une opportunité de prouver que le combat en cours était européen, universel.

 

La Guerre déclarée au Roi de Hongrie de de Bohême, le 20 avril 1792, voit le même jour un décret proclamant que la Nation Française adopte tous les étrangers venant se ranger dans ses rangs. C’est ainsi qu’il fut décidé de former des unités étrangères, tout d’abord dès mai 1792, une Légion Liégeoise, puis la présente Légion Franche Etrangère en juillet 1792, suivie d’une Légion des Belges et des Liégeois en Août 1792, d’une Légion Franche Allobroge également en août, une Légion Germanique en septembre et une Légion Américaine le même mois. Elles seront toutes amalgamées dans les troupes françaises.

 

La Hollande, ou plutôt les Provinces Unies est sous la coupe du Stadhouder Guillaume V. Dans la vaste agitation européenne qui précède notre Révolution française, les hollandais tentèrent leur révolution entre 1783 et 1787. Ils échouent après des succès, le Stadhouder ayant fait appel au Roi de Prusse qui a l’aide de sa puissante armée avait réduit au silence les velléités de résistance. 5 000 environ ont fui le pays, craignant les représailles et sont en France, ils sont bien entendu au premier chef intéressés par la réussite de notre Révolution. Ces « Patriotes exilés » forment le comité révolutionnaire batave, et offrent leurs services à la France en levant une Légion de volontaires, c’est la Légion Franche Etrangère.

 

L’Assemblée Nationale après avoir décrété l’urgence décrète ce qui suit :

 

Art 1 : Il sera formé dans le plus bref délai sous la surveillance et l’autorité du pouvoir exécutif une nouvelle Légion sous la dénomination de Légion Franche Etrangère dans laquelle ne pourront être admis que des étrangers.

 

Art 2 : Cette Légion sera composée au total de 2 822 hommes dont 500 à cheval conformément au plan d’organisation arrêté et annexé au présent décret (ces effectifs ne seront jamais atteints).

 

Art 3 : L’Assemblée Nationale approuve la capitulation passée entre le ministre de la Guerre et les membres composant le conseil d’administration de la dite Légion, Messieurs Abbema, De Witt, De Boetzlaër, Huber, De Rock et Van Hoey.

 

Annexe 1 : Formation de la Légion Etrangère au service de la France :

 

A)    quatre escadrons de chasseurs à cheval, chaque escadron de deux compagnies de 62 hommes, par compagnie y compris les officiers, faisant pour les 8 compagnies, 496 hommes, 496 chevaux. Composition des compagnies à cheval, 1 Capitaine, 1 premier Lieutenant, 1 Lieutenant en second, 1 Maréchal des logis chef, 2 Maréchaux des Logis, 1 Brigadier-fourrier, 4 Brigadiers, 1 Cor de chasse et 50 chasseurs.

B)    Quatre bataillon d’infanterie de 4 compagnies chacune et chaque compagnie de 100 hommes y compris les officiers, faisant pour les 16 compagnies 1 600 hommes. Un bataillon de chasseurs de 4 compagnies de 100 hommes chacune y compris les officiers soit 400 hommes.

C)    Deux compagnies d’artillerie de 100 hommes soit 200 hommes. Chaque compagnie d’infanterie ou d’artillerie comprend 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 Lieutenant en second, 4 sergents, 8 caporaux, 1 tambour ou Cor de chasse, 84 soldats, chasseurs ou canonniers.

D)    Une compagnie de 50 ouvriers avec trois officiers et 4 piqueurs soit 57 hommes

E)     Un Etat-major de 69 hommes soit 1 chef de Légion, 1 membre du conseil d’administration, 1 Lieutenant-colonel commandant la Cavalerie, 5 Lieutenants colonels commandant les bataillons d’infanterie et celui de chasseurs, 1 adjudant-général, 1 quartier-maître général, 1 Lieutenant-colonel en second pour la Cavalerie, 5 Lieutenants colonels en second pour l’infanterie et les chasseurs, 1 médecin-chirurgien chef, 7 adjudants pour la Cavalerie, infanterie, chasseurs et artillerie, 7 quartiers-maîtres trésoriers, 7 premiers chirurgiens et 7 aides, 2 aumôniers, un catholique et un protestant, 12 musiciens dont un cor de chasse major de la Cavalerie, 1 Maréchal expert, 1 sellier, 2 Maréchaux, 2 armuriers, 1 charpentier, 1 bottier, 1 boucher.

 

Art 8 : Le lieu de rassemblement pour la formation de la dite Légion sera Dunkerque.

 

Autres articles sur la remonte, l’équipement, les uniformes, la solde, les fourrages qui seront payés par la ministère de la Guerre suivants différents états de situation etc….

 

Historique :

 

1792 :

 

En juillet 1792, la Légion Franche Etrangère s’organise donc à Dunkerque. En novembre 1792, après la bataille de Jemappes, l’Armée du Nord de Dumouriez occupe la Belgique et ne tarde pas d’entrer en Hollande. Le 14 novembre 1792, les français après le combat d’Anderlecht entre dans Bruxelles, la Légion Franche Etrangère est envoyée par le gouverneur de Dunkerque, dont elle part le 15 novembre[3]. Elle est commandée par Maseheek et comprend seulement 500 hommes et deux canons. Elle participe aux opérations d’occupation de la Belgique, participe à la prise d’Ypres, de Furnes, de Nieuport et de Bruges.

 

Parmi ses officiers figure le brillant Colonel Daendels qui commande le 4ème bataillon. Il devient par la suite Maréchal dans son pays, mais aussi le Capitaine Chassé, fait général sous l’Empire mais combattant à Waterloo avec ses hollandais, le Lieutenant-colonel en second des chasseurs est De Winter qui sera lui aussi futur Maréchal de Hollande et qui repose au Panthéon pour avoir bien servi sa Patrie d’adoption.

 

Le 28 novembre, Anvers capitule devant l’Armée du Nord commandée par le général Miranda. La Légion va y transférer son dépôt. Au sud, l’Armée des Ardennes s’empare de Namur. En un mois toute la Belgique est sous le contrôle de la France, et déjà l’invasion de la Hollande se profile et germe dans les cerveaux. Les troupes sont toutefois épuisées, sans ravitaillement, face à un hiver rigoureux, les désertions sont nombreuses. Il faut réorganiser cette armée. Mais les services civils en charge des approvisionnements sont peuplés d’incapables et de corrompus, l’incurie de ceux-ci paralyse les opérations.

 

1793 :

 

Le 21 janvier 1793, le Roi Louis XVI est exécuté, puis le 1er février 1793, la Convention Nationale déclare successivement la guerre aux Provinces Unies et à l’Angleterre. Le 16 février, l’armée française pénètre en Hollande, Dumouriez cherche à s’emparer des places fortes de Maëstricht et Venloo. Il compte devancer les prussiens et les autrichiens qui ne manqueront de prêter leur concours aux faibles forces hollandaises. Dumouriez marche avec l’Armée de Belgique sur Dordrecht, 80 dragons bataves et deux bataillons de la Légion Franche Etrangère sont à l’avant-garde de cette armée avec Daendels et le général Berneron. Le 3ème bataillon est à l’arrière-garde et un 4ème est en Belgique en réserve. La place forte de Breda est prise et la Légion Franche s’augmente des déserteurs de l’Armée Hollandaise. Elle a quelques pertes également dont le Lieutenant-colonel Hartmann.

 

Toutefois au Sud, la réaction coalisée ne se fait pas attendre, le long de la Meuse, les français reculent et Dumouriez doit se regrouper autour de Louvain, tandis que son Lieutenant, De Flers s’enferme dans Breda.

 

Dumouriez ne peut résister à cette offensive, ses forces sont balayées, mais il tente avec ses soldats en guenilles d’arrêter les autrichiens à Neerwinden. Le 18 mars 1793, il est sévèrement battu et tente de retourner son armée pour marcher sur Paris. Il échoue là encore et doit se contenter de fuir d’extrême justesse dans les rangs de l’ennemi après lui avoir livré les conventionnels venus l’arrêter. Les débris de l’armée française refluent sur les places du Nord, et la Légion Franche Etrangère également. Le 23 mai, la situation empire avec la prise par les autrichiens du camp de Famars. Le 10 juillet 1793, la place de Condé capitule puis le 28 juillet, les Anglo-hollandais s’emparent de Valenciennes. Le 23 août, ces derniers commencent le siège de Dunkerque, mais ils sont battus après une féroce bataille à Hondschoote. Les autrichiens avancent toutefois encore et prennent Le Quesnoy le 12 septembre, ils mettent en déroute, le 15 septembre à Menin, les troupes françaises.

 

La contre-offensive ne va pas tarder, et la Légion Franche Etrangère s’illustre le 25 octobre 1793 à la reprise de Menin par la division Souham. Toutefois la Légion Franche Etrangère est dissoute en novembre 1793. Sa cavalerie est versée dans le 13ème régiment de chasseurs à cheval, et l’infanterie dans la 30ème demi-brigade légère de première formation. Le Lieutenant-colonel Chassé commande le 3ème bataillon dans cette nouvelle unité.

 

Les uniformes :

 

Infanterie : Chapeau bicorne noir, pompon rouge, cocarde tricolore, rouge au centre, blanc, bleu blanc à l’extérieur, ganse et bouton blanc. Habit d’infanterie fond noir, collet, parements et revers bleu céleste, passepoilés de blanc, idem à l’ouverture des parements doublure et retroussis blancs, boutons de métal blanc, cravate blanche, épaulettes écarlates, gilet et culotte blancs, demi-guêtres noires, buffleterie noire, sabre briquet, fusil à garnitures entièrement de fer, baïonnette, giberne à coffret de fer blanc.

Nous ignorons les distinctives des tambours, peut-être comme les musiciens ? Conformément à la mode du temps nous remarquons les revers dégrafés en haut et en bas.

 

 

Musicien de l’Etat-major : Porte l’habit de l’infanterie aux couleurs inversées, habit bleu céleste, collet, revers et parements noirs, doublure et retroussis blanc. Un galon d’argent, relativement fin, borde collet, revers et parements, les pattes d’épaule bleu ciel. Tous les boutons en argent, gilet et culotte blancs. Demi-guêtre noires, ceinture de laine rouge où sont passés deux pistolets à garniture de cuivre. Sabre briquet monture à trois branches cuivre à banderole noire.

 

Compagnie d’ouvriers ou pontonniers : se distingue de l’artilleur par la couleur noire, sans passepoils au collet, revers et parements, retroussis passepoilés de noir, épaulettes et ceinture noire, pas de pistolets, même sabre à monture à trois branches cuivre.

 

 

Pontonnier, Légion Batave

 

Chasseurs à pied : Casque à chenille noire, bombe noir renforcée sur les côtés de 3 bandes de métal jaune, se terminant en trèfle, turban vert, cocarde nationale maintenue par une chaînette laiton, plumet rouge à sommet vert, visière noire. Habit vert, idem doublure et retroussis, collet, revers et parements noirs, passepoil noir aux retroussis, boutons blancs, épaulettes vertes, gilet et culottes vertes, demi-guêtres noires, ceinture verte, où sont passées deux pistolets. Buffleterie noire, couteau de chasse et non sabre briquet, porté à gauche, carabine à bretelle marron.

 

 

Chasseurs à Pied Légion Franche Etrangère

 

 

Chasseurs à cheval : Même casque que le fantassin, mais le turban est en faux léopard, le plumet est vert, noir et rouge au sommet. L’habit est vert, collet, revers, parements, doublure et retroussis rouge clair. Tous les boutons blancs, un passepoil rouge clair borde les pattes d’épaules, cravate blanche, gilet blanc, culotte verte à nœuds hongrois rouge clair, bottes noires à glands noirs. Buffleterie noire, sabre à monture cuivre à trois branches, pas de dragonne, fourreau noir à embout cuivre. Nous ignorons malheureusement l’uniforme qui pouvait porter les cornets aussi à bien à cheval qu’à pied.

 

Le 1er bataillon de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il marche en février 1793 à l’avant-garde de l’Armée de Belgique de Dumouriez. Il devient par la suite, le 1er bataillon d’infanterie légère du Nord.

 

 

Le 2ème bataillon de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il marche en février 1793 à l’avant-garde de l’Armée de Belgique de Dumouriez. Il devient par la suite le 2ème bataillon d’infanterie légère du Nord.

 

 

Le 3ème bataillon de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il marche en février 1793 à l’arrière-garde de l’Armée de Belgique de Dumouriez. Il devient par la suite le 3ème bataillon d’infanterie légère du Nord.

 

 

Le 4ème bataillon de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il est en réserve en février 1793 de l’Armée de Belgique de Dumouriez. Il est incorporé le 6 décembre 1793 dans la demi-brigade étrangère.

 

 

Le 1er bataillon de chasseurs de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il est incorporé le 6 décembre 1793 dans la demi-brigade étrangère.

 

 

Le 2ème bataillon de chasseurs de la Légion Etrangère :

 

Historique :

 

Il est incorporé le 6 décembre 1793 dans la demi-brigade étrangère.

 

 

 

 

 

V Bataillons d’infanterie légère du Nord :

 

 

Le 1er bataillon d’infanterie légère du Nord :

 

Date de formation : Il est formé après décembre 1793, avec le 1er bataillon de la Légion Etrangère. Puis semble-t-il versé dans la Demi-Brigade Etrangère.

 

Embrigadement/Amalgame :

 

2ème formation  :

 

La 30ème demi-brigade légère est formée à Anvers le 22 octobre 1795, selon Belhomme[4] avec la demi-brigade Etrangère et 3 bataillons d’infanterie légère du Nord, eux-mêmes issues de la Légion Etrangère.

 

 

 

Le 2ème bataillon d’infanterie légère du Nord :

 

Date de formation : Il est formé après décembre 1793, avec le 2ème bataillon de la Légion Etrangère. Puis semble-t-il versé dans la Demi-Brigade Etrangère.

 

Embrigadement/amalgame :

 

2ème formation :

 

La 30ème demi-brigade légère est formée à Anvers le 22 octobre 1795, selon Belhomme[5] avec la demi-brigade Etrangère et 3 bataillons d’infanterie légère du Nord, eux-mêmes issues de la Légion Etrangère. Il s’agirait plutôt d’une hypothétique 30ème bis tout cela demande vérification.

 

 

 

Le 3ème bataillon d’infanterie légère du Nord :

 

Date de formation : Il est formé après décembre 1793, avec le 3ème bataillon de la Légion Etrangère. Puis semble-t-il versé dans la Demi-Brigade Etrangère.

 

Embrigadement/Amalgame :

 

2ème formation :

 

La 30ème demi-brigade légère est formée à Anvers le 22 octobre 1795, selon Belhomme[6] avec la demi-brigade Etrangère et 3 bataillons d’infanterie légère du Nord, eux-mêmes issues de la Légion Etrangère. Il s’agirait plutôt d’une hypothétique 30ème bis tout cela demande vérification.

 

 

 

VI Dragons Bataves :

 

Date de formation : Inconnue.

 

Historique :

 

Un détachement de Dragons bataves fort de 80 hommes, se trouve à l’Armée de Hollande du Général Dumouriez, le 1er mars 1793, Avant-garde[7].

 

 

 

 

VII Demi-brigade Etrangère :

 

Date de formation : Elle est formée à 3 bataillons le 6 décembre 1793 à Commines.

 

Formation :

 

Elle est formée avec le 4ème bataillon et les 2 bataillons de chasseurs de la Légion Etrangère, et avec les compagnies franches de Clémendat, d’Hennebont, de Dinan et la compagnie de tirailleurs-flanqueurs de Seine-et-Oise.

 

Demi-brigade légère dite légion batave : composée d’éléments de 35 départements français (17 Yc 319).

La composition réelle de la demi-brigade reste à vérifier l’information étant donné par Bertaud et Roucaud sans autre source à l’appui[8].

 

Amalgame de 2ème formation :

 

La 30ème demi-brigade légère est formée à Anvers le 22 octobre 1795, selon Belhomme[9] avec la demi-brigade Etrangère et 3 bataillons d’infanterie légère du Nord, eux-mêmes issues de la Légion Etrangère. Il s’agirait plutôt d’une hypothétique 30ème bis tout cela demande vérification.

 

Toutefois Belhomme indique également :

 

D’après Belhomme[10], la 77ème demi-brigade de ligne est formée le 17 janvier 1799 à Rennes avec les 2 bataillons de la Demi-brigade Etrangère, un bataillon de la 31ème division de Gendarmerie et des détachements de la 52ème de ligne et de la 13ème légère de seconde formation.

 

D’après Belhomme, la 19ème demi-brigade légère de seconde formation fut formée à Rennes le 11 mars 1799 avec des détachements des 3ème et 6ème demi-brigades légères de seconde formation, les restes de la 31ème division de Gendarmerie et le dernier bataillon de la Demi-brigade étrangère.

 

 

 

 

 



[1] Ordre de bataille de la collection Nafziger, du 1er mars 1793, Armée de Hollande.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, du 1er mars 1793, Armée de Hollande.

[3] Journal Militaire de 1792.

[4] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[5] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[6] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[7] Ordre de bataille de la collection Nafziger, du 1er mars 1793, Armée de Hollande.

[8] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de batailles, 17 YC, à prendre avec beaucoup de précaution car cet ouvrage est perclus d’erreurs.

[9] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[10] Belhomme, déjà cité.



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mercredi 4 décembre 2013
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